Mr. Robot

Je suis assis en terrasse avec deux potes, on fume une shisha et on sirote un coca bien mérité après la longue session d’examens de juin. Thibault commence à parler ciné, Max enchaîne sur les séries et il nous propose de mater le pilote d’une série intitulée Mr. Robot. On décide de se poser chez moi pour le regarder. En se dirigeant vers mon appartement, Maxime nous explique qu’après la diffusion du pilote aux U.S.A. la série était déjà renouvelée pour trois saisons. Waoh, rien que ça! On s’installe chez moi, j’allume la télévision et je balance l’épisode… Tu m’étonnes que Mr. Robot soit renouvelée pour trois saisons…

La série suit Elliot (Rami Malek), un informaticien avec un trouble de la personnalité antisociale qui – de jour – travaille pour une compagnie de cyber-sécurité. La nuit, il devient un hacker “vigilente” qui essaye de pallier les injustices rampantes de la ville de New York. La série aborde les sujets du hacking et de l’informatique avec réalisme en évitant de plonger dans les stéréotypes hollywoodiens. Le but n’est pas de donner une énième version glamour du hacking/geek – déjà vue et revue dans des dizaines de blockbusters – non, ici, la série montre qu’elle maitrise ses thématiques et les présente avec accessibilité et sophistication.

Rami Malek se glisse avec une aisance peu commune dans la peau du personnage principal: Elliot. Il balance une quantité hallucinante de monologues bourrés d’observations cyniques sur notre société. Ça m’a fait rire jaune: c’est dans le mille et ça fait mal juste comme il faut. Elliot communique en voix-off avec le spectateur comme s’il était entrain de parler à un ami imaginaire. Cette manière de briser le quatrième mur aurait pu être lassante mais la prestation de Rami Malek sublime les interjections mentales d’Elliot adressées au public.

Mais j’ai la fâcheuse impression que Mr. Robot ressemble un peu trop aux films de David Fincher… Primo, la réalisation classieuse du pilote avec ses teintes bleu, jaune et métallique rappelle la patte visuelle du réalisateur de Gone Girl. Secundo, la bande son électro/organique renvoie directement au style musical de Trent Reznor et Atticus Ross qui ont travaillé sur Social Network, Millenium et Gone Girl. Tertio, le personnage d’Elliot a énormément d’atomes crochus avec Lisbeth Salander (hacker et personnage principal dans Millenium). Quarto, le scénario possède des similitudes flagrantes avec les trames de Fight ClubThe Game et Millenium

J’apprécie David Fincher mais je n’ai pas besoin d’un ersatz de son travail. J’espère que Mr. Robot réussira à trouver sa voie assez rapidement en matière de réalisation pour ne pas devenir une pâle copie de l’œuvre d’un autre.

Avec un pilote qui a su piquer ma curiosité, j’ai hâte de voir ce que Mr. Robot va devenir. Une série prometteuse!

note 8

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